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Guide colocation

La clause de solidarité en colocation : portée, extinction, caution

C'est la clause qui fait tenir la colocation du point de vue du bailleur : chaque colocataire répond de la totalité du loyer, pas seulement de sa part. Encore faut-il qu'elle soit bien rédigée — et savoir qu'elle ne survit pas indéfiniment au départ d'un colocataire.

Mis à jour le 17 juillet 2026.

Ce que la solidarité engage

Avec une clause de solidarité, le bailleur peut réclamer à n'importe quel colocataire — ou à sa caution — la totalité des sommes dues au titre du bail : loyers et charges, mais aussi réparations locatives et indemnités d'occupation. Peu importe qui a payé quoi entre colocataires : la répartition interne ne regarde pas le bailleur.

Sans cette clause, l'obligation est conjointe : chaque colocataire ne doit que sa part, et l'impayé de l'un ne peut pas être réclamé aux autres. C'est toute la différence entre une colocation sécurisée et une addition de risques individuels.

Une clause expresse, dans un bail unique

La solidarité ne se présume pas : elle doit être stipulée expressément dans le bail. Elle suppose un bail unique signé par tous les colocataires — dans une colocation à baux individuels, chacun ne doit que son propre loyer et aucune solidarité n'est possible.

La clause vise généralement les colocataires « conjointement et solidairement » pour toutes les obligations du bail, et précise son articulation avec le départ d'un colocataire — c'est le point que la loi ALUR est venue encadrer.

Bail unique ou baux individuels : comment choisir

L'extinction de la solidarité du sortant (loi ALUR)

Pour les baux signés depuis le 27 mars 2014, la loi encadre la sortie : le colocataire qui donne congé reste solidaire jusqu'à la date d'effet de son congé, puis sa solidarité s'éteint au plus tard six mois après cette date.

Elle prend fin avant ce terme dès qu'un nouveau colocataire le remplace au bail, par voie d'avenant. C'est l'intérêt bien compris de tout le monde : le sortant est libéré immédiatement, le bailleur retrouve un groupe complet.

Concrètement : un colocataire parti en janvier peut être appelé en garantie pour les impayés du groupe jusqu'en juillet — mais pas au-delà, quelle que soit la rédaction de la clause.

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Le sort de la caution

Chaque colocataire a généralement son propre garant, engagé par un acte de cautionnement — le plus souvent solidaire. La loi aligne le sort de la caution sur celui du colocataire garanti : la caution du sortant s'éteint dans les mêmes conditions que sa solidarité, six mois au plus après la date d'effet du congé, ou dès son remplacement.

L'acte de cautionnement doit identifier précisément le colocataire garanti. Un acte flou qui semble garantir « la colocation » expose à des contestations : un acte par garant et par colocataire, c'est la pratique propre.

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Bien la rédiger, sans la bricoler

Une clause de solidarité efficace tient en trois points : une stipulation expresse et sans ambiguïté, un champ couvrant toutes les obligations du bail, et un rappel fidèle du régime légal d'extinction — une clause qui prétendrait maintenir la solidarité au-delà des six mois serait réputée non écrite sur ce point.

Le générateur de bail de colocation LogiKit insère la clause conforme, articulée avec l'avenant de remplacement (cooptation), plutôt qu'une rédaction maison à retoucher à chaque départ.

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Textes de référence

  • Loi du 6 juillet 1989, article 8-1, VIExtinction de la solidarité du colocataire sortant (six mois après la date d'effet du congé, ou remplacement par avenant) et extinction de sa caution dans les mêmes conditions — applicable aux baux signés depuis le 27 mars 2014.
  • Code civil, articles 1310 et suivantsRégime général de la solidarité entre débiteurs : elle ne se présume pas, elle doit être expresse.

Questions fréquentes

La clause de solidarité est-elle obligatoire en colocation ?

Non, mais elle est très fortement recommandée au bailleur en bail unique : sans elle, chaque colocataire ne doit que sa part et l'impayé de l'un ne peut pas être réclamé aux autres.

Combien de temps un colocataire parti reste-t-il solidaire ?

Jusqu'à six mois après la date d'effet de son congé, ou moins s'il est remplacé avant par avenant. Au-delà, sa solidarité est éteinte quelle que soit la clause.

La caution d'un colocataire parti reste-t-elle engagée ?

Elle s'éteint dans les mêmes conditions que la solidarité du colocataire qu'elle garantit : au remplacement, ou au plus tard six mois après la date d'effet du congé.

Peut-on prévoir une solidarité plus longue que six mois ?

Non pour les baux signés depuis le 27 mars 2014 : le plafond légal est d'ordre public, une clause contraire serait réputée non écrite sur ce point.

La solidarité couvre-t-elle les dégradations ?

Oui : la clause vise l'ensemble des obligations nées du bail — loyers, charges, réparations locatives et indemnités d'occupation.

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Ce contenu est fourni à titre d'information générale et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Vérifiez toujours votre situation particulière auprès d'une source officielle ou d'un professionnel.